Les machettes se cachent pour mourir

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par Pascal Rebetez

 

En ce lendemain de grâces conjugales obligatoires, il n’est pas inutile de savourer le contentement du responsable floral de Max Havelaar, organisation bien-pensante qui se veut pourtant pour un commerce équitable. Je résume sa belle suite de sophismes et d’entourloupettes : les troubles au Kenya n’empêcheraient pas la production de tulipes et de roses. Seul le transport serait difficile. Les employés restant sur place, dans les serres et travaillant davantage et plus efficacement. 

« Voici pour toi, ma chérie, mon amour, ce petit bouquet de fleurs du Kenya ; pour que notre union ne soit jamais victime d’aucun conflit ethnique, prends ces fleurs pour assurer notre survie malgré la bataille pour les gisements divers dont notre sous-sol est farci. Reçois ces roses, ma sanguine, toi que j’aime en entier et en morceaux. Accepte ce bouquet afin qu’entre nous un commerce équitable produise la plus parfaite des plus-values. »

Nous n’avons aucune nouvelle des derniers éleveurs de wapitis, mais les haricots nains du même Kenya se portent bien. Pendant que les foules se massacrent, le commerce se poursuit. Qui a dit que le capitalisme international rendait les gens insensibles ? Pour chaque fleur cultivée dans les serres équatoriales, on offre ici un juste prix. S’ils veulent là-bas se meurtrir avec les épines, qu’y peut-on ? A chaque jour suffit sa peine.

-         A ta santé, ma chérie.

-         Qu’est-ce que c’est ? Non, tu es fou ! Un diamant du Kivu… Voici pour toi, pour nous.

-         Oh ! Un safari  au Botswana ! C’est trop beau ce que tu m’achètes…

-     De quelle machette tu parles, mon amour pour toujours? 

 
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Commentaires

  • Et c'est bien sûr le capitalisme international qui profite des plus-values du trafic de cocaïne en provenance des pays d'Amérique du Sud en lutte pour la victoire du Prolétariat ?

  • Je parie que pascal rebetez est un brave fonctionnaire de l'éducation publique qui reçoit un énorme salaire de l'état payé par les impôts des patrons - les ouvriers en Suisse ne payent pratiquement plus rien -, tout cela pour se lamenter devant ses élèves des méfaits du capitalisme.
    Alors, ne sabordez pas ses efforts, Rabbit. Le grand méchant Mabut va vous tomber dessus...
    Vous croyez que Mabut, c'est son vrai nom ???

  • Géo, tu ne perds pas une occasion de te vautrer dans les clichés les plus grossiers. Je ne connais pas le salaire de Rebetez mais le tien, c'est sûr, s'il était évalué à l'aune de la connerie, dépasserait celui d'Ospel.

  • Pas de lézard, Géo, j'ai déjà dit que j'allais en toucher un mot au Grand Manitout dès l'ouverture de la saison de golf.

  • Edouard@ cliché pour cliché, ce n'est pas de bonne guerre ?

  • Bien dit Edouard! Mais laissez-le vivre ses minables sensations d'internautes! C'est tout ce qu'il lui reste, à ce pauvre bougre. Je parie que Géo est un brave retraité qui, gâce à l'argent des travailleurs, dispose de temps et de revenus pour répandre ses frustrations sur tous les blogs qu'il phagocyte. Géo@ cliché pour cliché, ce n'est pas de bonne guerre?

  • Géo, le quarteron de Bobos a ses commensaux et vous n'y gagnerez rien à vous colleter avec des deuxièmes-couteaux.

  • On raconte que Géo est un chômeur qui reçoit une allocation de l'état payée par l'ensemble des contribuables. Ça justifierait le temps libre et la rancœur, mais tout de même !

  • Cela m'étonnerait que vous aimeriez faire le boulot que je fais actuellement, calumet. Qu'entendez-vous par "mais tout de même" ?
    A part ça, ce ne sont pas les contribuables qui paient les allocations chômage, mais les salariés par une déduction sur leur salaire.

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