12/09/2008

Millénium, de Stieg Larson

Par Alain Bagnoud

Qu'est-ce que j'ai fait, donc, cet été? Eh bien, la même chose que des milliers de gens. J'ai lu Millénium.
Cette trilogie policière due à Stieg Larson, dont vous avez forcément entendu parlerMillénium, même si vous ne l'avez pas ouverte. Vous connaissez aussi sans doute la triste histoire de l'auteur. Journaliste d'investigation dans un magazine anti-fasciste qu'il a créé, Expo, il écrit ces polars et annonce triomphalement à son amie qu'il a assuré avec ça leur retraite. Il a à peine le temps de rendre les manuscrits à son éditeur qu'il fait une crise cardiaque et qu'il meurt.
Les livres sont des succès mondiaux, mais comme il n'a pas fait de testament en faveur de sa compagne, elle est censée ne rien toucher, tout devant aller à la famille de l'auteur ou, selon d'autres sources, à une fédération de travailleurs communistes. Bon, il y a des tractations en cours, je vous passe les détails, vous les trouverez sur internet et dans la presse.
Millénium, donc. Dans les trois gros livres (plus de 600 pages chacun), on trouve les mêmes personnages principaux. Un journaliste vedette, Blomqvist, la quarantaine, super fort, super intègre, super beau, qui plait super aux femmes et fait super peur aux méchants, et qui est surnommé d'ailleurs super Blomqvist. Il travaille dans un magazine appelé Millénium. Magazine dirigé par sa maîtresse, Erika, mariée à un artiste tout à fait partageur.
Blomqvist a pour co-vedette Lisbeth Salander. Elle aussi est super. En apparence, c'est une jeune femme tatouée, piercée, presque anorexique, qui semble avoir 15 ans même si elle en a plus de 20. Elle est quasiment autiste, semble retardée mentalement, est sous tutelle. Mais le lecteur ne tarde pas à apprendre qu'en fait, c'est une génie de l'informatique, une hacker de génie, qui à la fin du premier livre a détourné 2 milliards de dollars.
En faisant équipe avec le journaliste qui est dans une mauvaise passe, elle réussit également à démasquer un violeur et tueur en série et à retrouver une femme disparue depuis plus de quarante ans.
Pour le plus grand plaisir, il faut le dire, du lecteur captivé, qui peine à refermer le livre.

Stieg Larson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Millénium 1, Actes sud

(Publié aussi dans Le blog d'Alain Bagnoud

09:56 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

J'ose à peine dire que je n'ai pas du tout aimé ce livre qui, heureusement m'a été prêté.
Je fais donc partie, en quelque sorte, "Des hommes qui aiment d'autres personnages" qui soient surtout, ainsi que les situations, un peu plus crédibles ou bien, si ce n'est pas le cas, qui manifestent de d'humour. Bien entendu, chacun ses goûts et heureusement les auteurs de polars, sans besoin de référence autre que leur talent ne manquent pas.
C'est mon premier mail et je termine par une question "Est-ce que le succès d'un livre va dépendre de plus en plus d'une communication-top et d'une couverture particulièrement originale ?"
Ma bonne humeur reste dominante car on vient de récompenser J.M.G. le Clezio.
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.

Écrit par : BEHRA | 12/10/2008

C’est certainement que je connais cet auteur remarquable, mais c’est dommage que je n’avais pas ni assez de temps ni de forces pour lire toute la trilogie. Peut-être votre suggestion m’aidera à accomplir cette tâche.

Écrit par : Brooke - Netz Diagnostizieren | 22/05/2009

Moi j'ai beaucoup aimé aussi. Surtout le personnage de Lisbeth Salander.

Il paraîtrait que son personnage a été inspiré par Fifi Brindacier!

Écrit par : Pascale | 22/05/2009

Les commentaires sont fermés.