30/03/2010

Small is beautiful

par Pascal Rebetez

 

Je n’aime pas le Cirque Knie. Je n’aime pas sa lourdeur, sa pesanteur nationale, son côté « palais fédéral » du spectacle ambulant, sa discipline, ses chevaux tournant en rond.

J’aime le cirque et surtout les petits, les passagers, ceux avec les bouts de valise et de carton. J’étais à la Première genevoise du cirque Starlight dans la cour de la Caserne. Les Cubains nous ont envahis ! Il y en a partout, des acrobates et des jongleurs, des clowns et de ravissantes danseuses : on rit d’abord au second degré, tant ce qu’ils nous montrent a déjà été vu en mieux et en gros plan à la télé ou au cirque Knie, puis l’émotion gagne peu à peu : on est happé par l’humain bondissant qui nous raconte des histoires d’équilibre et d’efforts concentrés contre la pesanteur.

Et puis, patatras et par hasard, on me demande d’aller sur scène jouer les porteurs. J’y arrive péniblement : il y a des photos témoin prises par un gars, Jean-Claude Péclard, qui a décidé de suivre pendant quatre mois la tournée du cirque Starlight. Il en rend compte en images et en petites légendes sur  son blog  http://tout.romandie.com/

J’aime les petits cirques et les grandes folies. Tout ça est à voir à Genève jusqu’au 5 avril.

Commentaires

Knie est un peu au cirque ce que Marc Levy est à la littérature.

Écrit par : Lionel Chiuch | 30/03/2010

Moi aussi j'aime le petit. Pourtant, je ne vous aime pas, Pascal Rebetez. Le monde est fait de contradictions...

Écrit par : Géo | 30/03/2010

Le cirque m'apparaît comme un anachronisme indispensable. Deux ou trois poignées de personnes vivent aujourd'hui sur un mode sorti de temps anciens, pour offrir aux spectateurs quelques bulles d'enfance, de rêve et de naïveté.
Starlight un sablier.
J'aime aussi ce qui est petit... et fragile.
Merci :)

Écrit par : Jean-Claude | 30/03/2010

En revanche, vous semblez bien vous aimer, Geo. Comme quoi le monde n'est pas fait que de contradictions...

Écrit par : Edouard | 30/03/2010

Les commentaires sont fermés.