31/01/2008

La baise et les impôts


par Pascal Rebetez

Lundi dernier, en première page de la Tribune, l’œil égrillard du lecteur matinal a pu apprécier, avec quelques longueurs d’avance sur sa déclaration fiscale pisseuse et ses croissants baveux, l’énormité provocatrice et la vanité sexuelle de François Longchamp, notre chef du Département de la solidarité et de l'emploi, qui se déclare, je cite le malheureux secrétaire de rédaction de la Julie : « pour les baises d’impôts ». C’est ce qu’on appelle en langage d’imprimerie, une coquille. Il faut donc comprendre qu’en baisant les impôts à tout bout de Longchamp, on ne risque pas grand chose, à condition de se protéger avec d’encore plus lumineuses et sexuellement non transmissibles coquilles.
C’est curieux, ce « baiser », geste d’amour à l’origine, signe de déférence et de tendresse qui est devenu transitivement l’équivalent de niquer, porter atteinte, tromper, piéger, vaincre, voler et même violer. Il en est de l’évolution du lexique comme celle des contributions publiques : à force de tendre sa sébile à tout va, l’Etat tourne autour du pot et ne récolte tout au plus que des fifrelins et autres boutons de culotte. Il rompt alors le pacte de la donation volontaire pour imposer le don : l’impôt, c’est ce qui est imposé. D’aucuns, les plus malins de la tablée sont les spécialistes du baiser de Judas : ils vont poser ailleurs leur authentique tendresse et leur jolie fortune. Les autres, les moyens, les distraits, les salariés paient. Ils paient pour voir baisser mais n’en jouissent que fort peu. La coquille alors est vide et les omelettes sans œufs. Est-ce la foule qui fait le bœuf ou le bœuf qui fait la poule ? etc.

15/01/2008

Proust, madeleine et pain grillé

Par Alain Bagnoud

Dans une préface à son essai, Contre Sainte-Beuve (Pléiade, page 211), Proust conte un épisode intéressant de sa vie.

Il rentre un soir chez lui, fatigué, mort de froid à cause de la neige qui tombe, et regagne sa chambre pour y lire sous la lampe. Sa vieille cuisinière lui propose alors, contre son habitude, du thé et quelques tranches de pain grillé. Il les trempe dans le breuvage.

Et ? Et ? Oui, vous avez deviné.

Et le passé resurgit ! Toutes les vacances d’été qu’il passait enfant à Illiers. Issues des sensations liées aux moments où, après son réveil, il allait voir son grand-père qui lui donnait des biscottes semblables.

Ça vous rappelle quelque chose, ça rappelle quelque chose à tous ceux qui se piquent un peu de littérature, même s’ils n’ont pas lu Proust, n’est-ce pas ?

Dans La Recherche, il y a le même épisode mais transformé. Le grand-père est devenu tante Léonie et le pain grillé une madeleine. Pourquoi ?

Le changement de personnage est facilement explicable : le grand-père dans le roman est une simple silhouette dont la grande action d’éclat est d’accepter du cognac, ce qui tourmente sa femme et la rend malheureuse. Au contraire, la tante Léonie a une place importante. Ridicule et touchante, elle incarne la vie de province, ses commérages, sa petitesse et son intérêt. Son enfermement préfigure la maladie du narrateur et évoque probablement pour Proust sa propre réclusion. Léonie est un double du narrateur, dans la maladie autant que dans l’observation minutieuse et un peu commère des autres. D’ailleurs leur lien est symbolisé par un acte fort : elle le fait l’héritier de sa fortune et de ses meubles, qui finiront au bordel.

Mais le pain grillé ? Pourquoi le remplacer par une madeleine ?

A cause du nom ? Lié à la pécheresse Marie-Madeleine ? (Et nous revoici au bordel ou pas loin.)

Il y a sans doute d’autres raisons. La forme du biscuit. Cette espèce de coquillage nervuré qui thématiquement renvoie à la partie maritime de La Recherche, Balbec.

C’est aussi une gourmandise plus noble et luxueuse que du vieux pain récupéré. Plus digne de la vie mondaine du narrateur qui fréquente duchesses et salons aristocratiques.

A moins qu’il ne faille lire quelque chose de plus fondamental dans cette intéressante féminisation, qui est la marque du passage de l’essai au roman : le pain grillé devenant une madeleine et le grand-père une grand tante.

Par exemple en la mettant en relation avec ce qu’affirment éditeurs et libraires. Ils signalent en effet que les lecteurs d’essais sont majoritairement des hommes, et que les lecteurs des romans, eux, sont des lectrices…

Alors, ami lecteur ? Amie lectrice ? 

(Publié aussi dans Le Blog d’Alain Bagnoud)

12/01/2008

La «scène mutante» vous attend

Par Olivier Chiacchiari

 

Pour ceux à qui cela aurait échappé, n'hésitez pas à venir faire swinguer le sens des mots sur la scène mutante, elle est écrite pour ça...

 

LA SCÈNE MUTANTE

03/01/2008

Une «scène mutante» à découvrir sur la toile


Par Olivier Chiacchiari

Je souhaite présenter ici le résultat d'un travail réalisé en collaboration avec Pascal Nordmann, invité sur ce blog en novembre 2007 (relire ici).
Pour introduire cette scène électronique de théâtre, nous avons choisi de vous faire partager notre réflexion par le biais d'un entretien.
O.C. – J'ai écrit et codé cette scène à partir de ton générateur automatique de texte. Comment perçois-tu ma démarche ?
P.N. – C'est la première fois qu'un autre écrivain s'empare du générateur, c'est très stimulant. Moi j'en ai tiré l'encyclopédie mutante, toi tu en as tiré cette scène, en y imprimant ton style.
O.C. – A l'origine, on évoquait l'idée d'un générateur de théâtre qui permettrait à l'internaute d'influer sur le cours de la narration. Aujourd'hui on se rend compte que ça impliquerait un travail titanesque !
P.N. – Ta «scène mutante» représente les prémices d'un générateur de théâtre, c'est une première étape.
O.C. – Peut-on parler d'expérience ? Je sais que tu trouves ce terme réducteur...
P.N. – C'est une expérience pour toi, dans le sens où tu découvres cet outil, mais à un niveau plus global, la génération automatique de texte représente bien plus qu'une expérience.
O.C. – Où finit l'expérience et où commence la littérature ?
P.N. – Sans littérature, pas d'expérience.
O.C. – Heu… admettons. Mais si l'écriture c'est l'art de trouver le mot juste pour formuler sa pensée, ici c'est tout le contraire. Les mots sont interchangeables, le sens relève du hasard, l'auteur ne peut pas développer un point de vue.
P.N. – Travailler avec un instrument comme celui-ci, c'est déjà développer un point de vue. S'ouvrir au potentiel de la langue, c'est aussi une façon de créer, au théâtre comme ailleurs.
O.C. – Tu crois qu'on pourrait en tirer un spectacle ?
P.N. – J'ai déjà présenté des spectacles avec un ordinateur, un projecteur et des comédiens...
O.C. – Il faudrait retravailler la scène dans ce sens-là, garantir une progression dramatique pour sortir de l'exercice de style.
P.N. – Sans doute.
O.C. – Et les comédiens ? Comment faire pour qu'ils interprètent les versions successives tout en les découvrant en direct ?
P.N. – Des écrans géants, des oreillettes... les moyens ne manquent pas.
O.C. – Les perspectives non plus ! Mais tout ça c'est de la musique d'avenir, pour l'instant, laissons l'internaute juger par lui-même. Qu'en dis-tu ?
P.N. – C'est écrit pour ça !

29/11/2007

Ces mots qui relient


 

par Pascal Rebetez

 

 

J’ai plein d’idées pour emplir un blog, mais je me lève moins tôt que la plupart des gens qui réussissent et, journaux lus, lorsque je me dis : « Tiens là mon coco, ça vaut un billet ! » hop, le thème est déjà pris par quelqu’autre coucheur d'idées.

Je me lève tôt parce que je me couche tard, ayant savouré hier soir une série de textes poétiques, dont le dernier Jérôme Meizoz paru à l’Aire : Terrains vagues, je crois que ça s’appelle. C’est un tout petit livre mais qui m’a procuré de puissants frissons. Parce que les évocations faites causaient à mon entendement. Parce que je découvrais à travers les mots de cet universitaire valaisan très haut (près d’1m90, me semble-t-il pour l’avoir croisé quelques fois), les pâleurs et les cicatrices d’un Mensch soumis aux intempéries du cœur et des émotions. Quelque chose d’un frangin. Un livre , ce sont des pages qui relient.

Et puis, féconde soirée, il y a eu aussi le manuscrit d’une dame qui chante l’eau. C’est très beau, très pur et rien moins qu’acratopège. Mais vais-je le publier à l’enseigne des éditions (www.dautrepart.ch) ? Alors que l’expérience montre que la poésie ne se vend pas ou si peu, qu’elle est une terrifiante affaire économique. Louis Dubost, créateur des Editions du Dé Bleu, dit que ça serait merveille que chaque poète lui envoyant un manuscrit lui achète en même temps ne serait-ce qu’un de ses livres : sa machine éditoriale serait renflouée. La mienne en a besoin : je compte donc sur l’excellence du dernier roman de Claude-Inga Barbey Les petits arrangements, qui sort officiellement aujourd'hui, pour que les gens lisent et se lient et que tous ces liens permettent à nouveau de relier d’autres ouvrages, etc.

28/11/2007

Sur le silence des écrivains face à l’UDC

Un blog d'écrivains pose implicitement, pour ses auteurs, la question de la légitimité et des limites de la prise de parole publique. A ce sujet, je vous livre, avec l'assentiment de son auteure, un article de notre consoeur écrivaine Silvia Ricci Lempen paru dans Le Temps du 25 octobre dernier. Je crois qu'il ne manque pas d'intérêt.
                                                                                  Pierre Béguin

Dans un texte paru dans Le Temps du 19 octobre, où il s’interroge sur les raisons du silence presque général des écrivains suisses face à l’UDC, le dramaturge alémanique Lukas Bärfuss relève à juste titre que «l’écrivain (…) n’a aucune influence sur les opprimés, les sans-papiers, les demandeurs d’asile. Il ne les connaît pas, ils ne lisent pas ses livres et ils n’en écrivent pas non plus». Mais regardons la situation en face. A défaut de pouvoir toucher ces catégories de la population particulièrement exposées au racisme et à l’exploitation, «l’écrivain suisse» contemporain dispose-t-il au moins d’une quelconque autorité morale sur l’ensemble de la société, qui donnerait du sens à ses éventuelles prises de position publiques ? Il est permis d’en douter...
Voir ici la suite de l'article (texte complet)

13/11/2007

Le meilleur des mondes

Par Alain Bagnoud


Visionnaire, Huxley, dans cette fable de science-fiction utopique qu’est le Meilleur des mondes? Evidemment. Il a prévu toutes sortes de choses qui sont arrivées. La consommation à outrance et les objets comme principale jouissance. Le jeunisme et ses avatars : infantilisme, refus de la dégradation du corps à tout prix, évacuation de la mort. Un système de castes satisfaites de leur sort. Comme nous le sommes. Bien contents de ne pas être plus bas et qui ne contestons pas ceux qui sont plus haut.
Ou encore le sexe considéré seulement comme une distraction.
Quoique là, non ! Il y a encore du travail. Nous n’arrivons pas, décidément, à mettre dans trois cases distinctes les sentiments, la sexualité récréative et la reproduction. Mais nous y travaillons.
Seulement, Huxley était encore un peu aveuglé par sa vieille société. Cette idée d’envoyer les déviants en exil …
Car à la fin de son livre, on règle le sort des inadaptés. De ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas s’intégrer à la société parfaite du loisir, de la distraction et de l’infantilisme. Qui s’obstinent à cultiver leur moi, à développer leur individualité, à réfléchir sur leur existence et sur la société dans laquelle ils vivent.
On les expédie dans des îles. L’Islande, les Falklands ou des paradis tropicaux, à choix. Une punition qui est en fait une récompense. Les marginaux se retrouvent avec des gens comme eux dans une petite société d’élite qui partage les mêmes préoccupations et peut s’interroger tant qu’elle veut sur Dieu, l’Art, la Création, la Science, la Littérature.
Nous avons résolu le problème à moins de frais. Chez nous, on les garde à l’intérieur. Bien au chaud, abolis, sans danger pour quiconque, puisque personne ne les écoute.
Et comme il faut garder les apparences et les faux-semblants, on fait passer à la télévision des marionnettes censées incarner ces gens : des fantoches inoffensifs généralement pourvus d’une ou deux idées fixes, dont le rôle est d’incarner une fonction et de participer à la société du spectacle.
Vous voyez de qui je parle ? Non ? Moi non plus.

(Publié aussi dans le blog d'Alain Bagnoud)

07/11/2007

La Cour des petits, une farce politique

 

Par Olivier Chiacchiari

 

Il vous reste jusqu'à dimanche 11 novembre pour aller voir ma pièce La Cour des petits aux Marionnettes de Genève (rue Rodo 3, 1205).

Une farce politique qui fustige le milieu culturel étriqué d'un hypothétique Petit Pays...

 

Tous les soirs à 19 h, dimanche à 17 h,

pour ados et adultes.

 


Réservations: 022 418 47 77.

http://www.marionnettes.ch/Spectacles.php?page=Fiche&...

01/11/2007

Alinghi, la barque est pleine…

 

par Pascal Rebetez

 
 

Ernesto se tire à Gstaad avec femme blonde et enfants. Sa sœur et sa mère itou. Il va poser sa barque là-haut sur la montagne, comme Fitzcarraldo avant lui. J’ai donc décidé, moi aussi, de demander l’asile fiscal et naval à  Kandersteg. Mais rien à faire : c’est un véritable tunnel administratif et ma sœur ne sait pas l’allemand. Quant à ma mère, elle craint que ce soit la face cachée d’un EMS, donc elle se rebiffe, la mistonne.

J’ai bien sûr convoqué la presse, arguant du fait que mes activités désormais se concentraient davantage sur une vie de famille en altitude, loin des basses contingences de la Riviera. Mais, las, aucune feuille, même de chou gratuit, ne relaya l’information.

Et pourtant, qu’a-t-il de plus que moi celui qui porte le même prénom que le Che ? Le goût de l’aventure ? Allons donc ! Entre Saanen et Gstaad, les probabilités de croiser un loup sont moins grandes que celles de coucher avec un requin. De la finance ? Qui trop possède est posséder par elle. Non je ne vois pas. Je ne vois rien. D’ailleurs, je n’ai jamais rien vu et donc, ça ne changera rien. Avez-vous, bande de glands, déjà croisé Ernesto ou sa meuf ou sa mamma ? Jamais. C’est donc qu’ils n’existent pas. ça tient de la fiction. Pire, du feuilleton. Sûr que les médias les rateront pas. La réalité est parfois si difficile…

28/10/2007

La Cour des petits aux Marionnettes de Genève

 

Par Olivier Chiacchiari

 

Mardi 30 octobre aura lieu la première de ma pièce La Cour des petits aux Marionnettes de Genève, créée l'an dernier par Guy Jutard.
Le succès fut tel que le spectacle se jouera à nouveau jusqu'au 11 novembre (les 2 et 3 au Théâtre du Pommier à Neuchâtel).

 

Il s'agit d'une farce féroce sur le milieu culturel d'un hypothétique Petit Pays, pour laquelle j'ai reçu le Prix de la Société Genevoise des Ecrivains en 1998.
Guy Jutard en a fait un spectacle de marionnettes pour adultes, une guignolade contemporaine drôle et provocatrice.

Donc, si vous appréciez les monologues intérieurs de plus de deux heures rédigés au passé simple... abstenez-vous! En revanche, si vous aimez le théâtre qui fait rire et qui décape, n'hésitez pas!

 

http://www.marionnettes.ch/Spectacles.php?page=Fiche&...

19/10/2007

La Preuve du contraire à Romans

 

Par Olivier Chiacchiari

 Mardi soir. J'arrive à Romans (petite ville à quelques kilomètres de Valence) pour assister à la première de ma pièce La Preuve du contraire au Théâtre de la Presle.
C'est toujours une grande émotion pour un dramaturge de vivre cet instant, mélange de bonheur, de curiosité et d'appréhension. Ce soir j'avoue ressentir quelques palpitations au moment d'entrer dans le théâtre, je n'ai assisté à aucune répétition et je ne sais absolument pas ce qui m'attend. Mais quand faut y aller, faut y aller !

Les quelques 150 places se remplissent rapidement, première victoire. Satisfaction entre toutes: plus de la moitié du public est constituée de jeunes lycéens. Non que je sois gérontophobe, mais j'ai toujours pensé que si la jeunesse appréciait mon travail, mon travail aurait peut-être une chance de me survivre. Ça ne vaut pas l'immortalité, mais c'est déjà pas mal.
Le spectacle débute, on rit de bon cœur dans les gradins, deuxième victoire. Lorsqu'on écrit des tragédies, le silence du public peut être interprété comme une concentration intense, mais lorsqu'on écrit des comédies, comme moi, le silence du public n'appelle qu'une seule interprétation possible... rien de tout cela ici, tout se passe à merveille, la nave va !
La dernière réplique tombe, le noir se fait, les applaudissements crépitent. Chapeau et merci à la Compagnie de l'Oeil nu ! Un couple m'accoste: «On a pris beaucoup de plaisir !» troisième et dernière victoire. «Ça tombe bien, j'adore en donner !»

Le spectacle sera en tournée au Théâtre Astrée à Villeurbanne les 23 et 24 octobre, et au Théâtre du Passage à Neuchâtel les 26, 27, 28 octobre.
http://www.ville-romans.com/article.php3?id_article=354

18/10/2007

Doubs

 

Par Pascal Rebetez

 

Les monts nous attendaient comme attendent les forêts

 

le fleuve avait mis sa robe du dimanche

 

et nous chassions des proies qui nous ressemblaient

 

et détroussions d'un coup de rire hardi la fausse contenance

 

des calcaires réunit et des feuilles mortes comme des canards

 

se suicidaient au plus fort de l'été dans la chute des corps

 

c'était déjà l'automne et toujours le printemps

 

quand nous croisions nos flux

 

qui sont comme des peaux rouges

 

sur le Doubs impassible.


Voilà pour un hommage aux rivières, à l'amour et, why not?, à Rimbaud. Et pour ceux que les textes lus intéressent, je leur signale l'émission Méridienne sur Espace 2 de la RSR du lundi 22 au vendredi 26 octobre à 11 h 30. J'y lis des textes que le producteur Claude Dalcher m'a commandés et qui ont été magnifiquement mis en ondes (oui il y a beaucoup d'eaux dans ces missives) par Jean-Michel Meyer.

 

 

 


15/10/2007

Si ce n'est moi...

par Pascal Rebetez

 Pour un coup de maître, c'est un coup de double-mètre! premier papier dans Blogres et déjà une fatale erreur: j'ai confondu Marc et Jean-Claude, les réunissant en une même et seule personne, le manager sportif et le patron des montres. Dont acte. Mea culpa. Ce qui n'enlève d'ailleurs rien à l'impression de surmédiatisation dudit Jean-Claude, dont l'ubiquité nous interroge et parfois nous induit en erreur.