BIVER, printemps, été, automne (12/10/2007)

Par Pascal Rebetez

 

On ne voit que lui dans la presse ces derniers jours : Marc Biver. On le couvre de lauriers, on l’admire, on vante ses capacités extraordinaires, on l’invite à la rédaction, lui et ses montres. On est si bon avec lui, l’ancien manager d’Astana, équipe cycliste kazakhe de Vinokourov et de Kashechkin, exclus du récent Tour de France pour dopage avéré. Mais il a payé. Et puis c’est si vieux. Allons de l’avant !

Or donc, Biver en juillet quitte le Tour, la tête basse de tant d’avanie, couvert de la honte du tricheur et patatras, deux mois plus tard, tel le Phénix, il réapparaît en « people » lissé comme son crâne. Et mieux même, il fait la « une », est l’invité des rédactions qui paraissent avoir, face à la mémoire immédiate, le réflexe du four autonettoyant.

Question à deux roues et une injection d’EPO : combien de montres a-t-il prévues dans le budget Hublot pour les relations publiques, d’autant que la marque horlogère est le partenaire officiel de l’Euro 2008 ?

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