Cannibale lecteur : c'est ce soir à 18h30 !

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Pascal Vandenberghe, directeur de Payot, à la Compagnie des Mots

Par Vincent Aubert

Pourquoi parle-t-on si peu des bienfaits du confinement? A longueur d’infos, les millions défilent pour enrayer une crise économique. Ciel! Horreur! Nous ne consommons plus assez, les entreprises manquent de biens à nous fourguer! Bien entendu, à un certain niveau, l’inquiétude est réelle, je ne suis pas complètement hors circuit! Mais qu’en est-il des bienfaits? Motus! Pourquoi?

Ces bienfaits existent, mais ils n’entrent pas dans le calcul des prêts, des pertes et des profits. Et je vais prendre pour exemple ici un bienfait qui me concerne au plus haut point: la lecture. Cannibale lecteur à mes heures, mes délicieuses heures de confinement m’ont permis d’araser la montagnes de livres bordant mon lit, montagne d’ordinaire incompressible malgré des efforts incessants. Les livres qu’il fallait lire, ceux qui m’ont procuré plaisir et imagination, et ceux également qui n’ont pas passé le cap de la trentième page!

Et durant cette période bénie, j’ai pu également acheter tous les livres désirés. Car si bibliothèques, restaurants, cinémas, salles de concerts, et autres clubs de nuit m’étaient interdits d’accès, la plupart des libraires étaient restés bravement au front et fournissaient avec joie et inventivité tous les intoxiqués du livre.

Evidemment certaines parutions sont tombées à l’eau, d’autres ont été repoussées à des temps qu’on imagine plus réjouissants; mais, si parmi les milliers de livres lancés sur le marché, certains ne trouvent pas de gondoles, j’avoue que j’ai malgré tout de quoi satisfaire égoïstement ma soif de lecture.

J’ai utilisé le terme de « cannibale lecteur ». En fait c’est justement le titre d’un livre, qui donne, dans une approche joyeuse, des notes de lectures vivifiantes, actuelles, voire mordantes. L’auteur, au niveau du look, n’aurait pas dépareillé dans un film de Visconti. Sa plume est le résultat d’innombrables heures de lecture d’auteurs dont on a un peu rapidement oublié l’existence et la pertinence. Quant à ses capacités professionnelles, elles tiennent d’un capitaine qui ne laisserait pas couler le Titanic et du financier qui dompte les crises. Il s’agit de Pascal Vandenberghe, directeur de Payot Librairie.

La Compagnie des Mots, pour rompre la monotonie ambiante et rebondir avec ses soirées « rencontres avec un auteur », invite, avec culot, Pascal Vandenberghe chez lui, dans la cafétéria de Payot Rive Gauche à Genève. De sources sûres, il sera beaucoup question du livre dans tous ces états.

Pascal Vandenberghe par Pierre-Michel Delessert.jpeg

Entré libre dans la mesure des places disponibles, jeudi 17 septembre à 18h30, Payot Rive Gauche.

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