De la question du suicide assisté

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Par Pierre Béguin

"Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure" (Matthieu 25,13)

Je lis régulièrement, sur les blogs de la Tribune, les billets de M. Michel Salamolard concernant le suicide assisté, je suis au courant du vote du 27 novembre en Valais concernant la loi sur la fin de vie. Et bien que n'étant pas Valaisan, j'aimerais réagir sur une épreuve que j'ai vécue dans mes tripes et dans mon coeur. Je connais toutes les affres qui agitent un proche entré malgré lui dans le secret des dieux: savoir à l'avance ce qu'aucun être humain ne devrait savoir. Je sais par expérience que nous ne sommes pas programmés pour cela, ce qui ne m'empêchera pas, mon tour venant, de m'inscrire à Exit. A l'image de mes parents:

Le 28 avril 2008, à 14 h, comme ils l'avaient planifié depuis un mois, mon père et ma mère buvaient ensemble la potion létale que leur fournissaient deux médecins d'Exit. Je les revois comme si la scène se déroulait maintenant: tous les deux allongés sur leur lit, dans cette chambre de la maison familiale où ils ont dormi pendant 60 ans; ils viennent de boire la potion, ils se tiennent par la main, ils ont l'air serein; ma mère a alors cette ultime demande au médecin: "Pouvez-vous m'aider à tourner un peu ma tête sur la droite? Avant de mourir, je veux voir mon mari, je veux mourir en regardant mon mari"; et c'est ainsi qu'ils se sont endormis (car on s'endort avant de mourir), allongés sur leur lit nuptial, main dans la main, en se regardant et en se remerciant l'un l'autre de cette longue vie de couple heureuse, lui dans a 89e année, elle dans sa 82e année, les deux en bons protestants; pendant ce temps, j'en suis réduit à guetter sous les draps l'épouvantable immobilité des corps qui n'ont plus le soulèvement léger de la respiration, et je songe qu'il doit bien exister un mot, une formule, pour exprimer cette confiance avec laquelle deux êtres se donnent non la mort, mais cette paix, cette quiétude et cet amour qui tiennent dans le seul réconfort d'une main. Ils s'en sont allés ensembles, dignement, comme ils ont toujours vécu, les yeux fermés et le coeur grand ouvert, exactement comme ils l'avaient planifié. Il y a quelques mois, ce fut au tour de ma marraine, que j'aimais profondément, de suivre le même chemin, en bonne catholique, dans sa 87e année.

Avant d'aller plus loin, je veux être très clair sur ma position: je suis un fervent défenseur d'Exit. Je considère comme une chance exceptionnelle de pouvoir, le cas échéant, en toute liberté, opter pour un choix qui ne regarde personne d'autres que le sujet concerné. Et je remercie l'Association Exit d'oeuvrer en ce sens.

Mais j'aimerais attirer l'attention sur deux points essentiels.

1. La grande intelligence de la Suisse, c'est de permettre l'existence d'Exit non par une loi mais par un vide juridique. L'article 114 du code pénal suisse exclut l'euthanasie active: "Celui qui, cédant à un mobile honorable, notamment à la pitié, aura donné la mort à une personne sur la demande sérieuse et insistante de celle-ci, sera puni d'une peine privative de liberté ou d'une peine pécuniaire". L'article 115 de ce même code pénal suisse punit le suicide assisté pour des motifs égoïstes: "Celui qui, poussé par des motifs égoïstes, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera, si le suicide a été consommé ou tenté, puni de la réclusion pour cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire". C'est sur la base de ces deux articles que le suicide assisté, pour des motifs non égoïstes, n'est pas punissable en Suisse. En clair, le suicide assisté pour des motifs non égoïstes n'est pas explicitement permis par la loi suisse, il est simplement juridiquement non punissable. Mais pour autant que les conditions soient réunies - et elles étaient plus contraignantes il y a quinze ans que maintenant -, l'accès à ce "vide" juridique garantit cette liberté, que je trouve fondamentale, de sortir de la vie avant d'atteindre un état qui en serait la négation même. En ce sens, je ne vois pas d'un très bon oeil l'apparition d'un attirail juridique susceptible d'encadrer un acte qui devrait rester, par essence, un acte libre: la possibilité offerte à chaque personne de mourir en conformité avec les règles, les idées, les croyances qui ont guidé son existence. S'il est évident, pour un croyant, de considérer que sa vie ne lui appartient pas, que si Dieu la lui a donnée, Dieu seul peut la lui reprendre, pour un athée, ce schéma ne fait simplement pas sens...

2. Il convient également de questionner sans cesse les limites dans lesquelles peut s'exercer cette liberté. A trop vouloir étendre son champ d'action, on risque de la réduire à néant (et sur ce plan, je rejoins M. Salamolard). C'est en ce sens que je me permets de ressortir un billet écrit en février 2013, à la suite de mon livre Vous ne connaîtrez ni le jour ni l'heure paru en janvier 2013 (éditions Philippe Rey, Paris), billet qui répondait à un article paru dans The Guardian. Mon billet s'intitulait "Vieillards suicidés au champ d'honneur". Presque dix ans plus tard, je n'en change pas un mot:

"Après lecture de mon livre Vous ne connaîtrez ni le jour ni l’heure, traitant du suicide assisté, et en écho à un passage du livre, une personne m’envoie une lettre faisant référence à un article paru dans The Guardian du 22 janvier 2013 dans lequel un politicien japonais prie ses concitoyens de mourir le plus vite possible avant d’être à charge de la société.

Le ministre des Finances Taro Aso accable ses compatriotes âgés d’un lourd sentiment de culpabilité dans le cadre des réformes d’austérité qu’il impose au pays. Vu le vieillissement de la population, la sécurité sociale japonaise est aux abois. Le Japon compte en effet un tiers d’habitants (et d’électeurs...) de plus de 60 ans (environ 30 millions). Une facture lourde à digérer pour l’état nippon. Le grand échiquier japonais, également vice-Premier ministre, estime que les personnes âgées ne devraient pas prolonger inutilement la fin de leur existence. Mourir à temps - et si possible plus tôt que tard - est à ses yeux une bonne économie. «Que Dieu vous préserve de continuer à vivre alors que vous voulez mourir», déclare Taro Aso. «Je ne pourrais pas me réveiller le matin en sachant que c’est l’Etat qui paie tout ça pour moi».

Le ministre de 72 ans*, bien connu pour ne pas mâcher ses mots, affirme avoir ordonné à ses proches de l’euthanasier quand son heure serait venue. Dans son discours, il cible les «gens pendus au bout d’un Baxter» et leur entourage qu’il culpabilise avec des mots très durs: «La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si vous les incitez à se dépêcher de mourir». Enfin, il désigne les plus vieux patients incapables de se nourrir eux-mêmes des «tube people», précisant qu’un patient au stade final coûte plusieurs millions de yens par mois (toujours ce lien entre «dette et faute» dont je parlais dans un billet précédent, Schuld und Schulden).

J’adhère totalement au principe de l’aide au suicide, même si quelques médias français semblent s’obstiner à me faire dire le contraire, comme L’Express récemment encore. L’expérience de mes parents n’a sur le fond pas modifié ma position: «aux limites de l’existence, aux territoires de l’extrême solitude, personne ne peut rien imposer à personne» (p. 84). Et quand j’interroge le suicide assisté, ce n’est pas pour le remettre en cause mais bien pour en tester les limites. Après tout, le ministre japonais, outre qu'il en appelle à de vieilles traditions de sepuku, ne fait que réciter le credo néolibéral sans détour hypocrite (disons-le, avec une grossièreté hallucinante), poussant sa logique jusqu’au bout. L’intrusion d’une idéologie du profit et de la performance dans chaque strate de l’activité humaine, dans chaque relation sociale entre individus, aux dépens de toutes les autres valeurs qui encadrent la société et qui en fondent «le vivre ensemble», colonise l’espace social par le mercantilisme systématisé, atomise la personne par le culte du profit, et n’offre finalement au monde que le commerce comme valeur absolue, l’idéal de la performance comme réalisation de soi, l’obsession des belles voitures, des piscines privées ou des crèmes amincissantes comme stade ultime du progrès humain, le nombrilisme, le narcissisme infantile («parce que je le vaux bien!») et le bien-être égotiste comme religion et une dictature aux allures de libération comme modèle politique. Et logiquement au bout de la chaîne, pour les vieux, qu’un suicide au champ d’honneur pour le bien des finances de la patrie.

J’exagère? Nous avons déjà un pied dans cette logique. Le vieillissement de la population et l’endettement abyssal des Etats conjugués forment un cocktail explosif, tout le monde le sait. Il faut désengager l’Etat à tout prix. Alors offrir comme solution à des personnes âgées des maisons de santé privées qui coûtent quatre fois le montant de leur rente et leur faire signer, à l’entrée, une mise en gage de tous leurs biens, le cas échéant ceux de leurs enfants en cas de donation (et bientôt dans tous les cas), c’est déjà pousser le profit (ou la confiscation) aux limites de l’existence. On avait bien compris l’importance du marché des retraités, on a maintenant compris celui des agonisants. Et quand les assurances refuseront de prendre en charge, comme certaines commencent à le faire, des médicaments trop coûteux en fin de vie, quand la gravité d’une maladie se mesurera aux sommes nécessaires pour la soigner, expirer sera définitivement devenu hors de prix. A moins d’un infarctus libérateur, plus personne, à part quelques très riches agonisants, ne pourra se payer le luxe d’une mort naturelle. Et la grande masse des citoyens déprimés trouvera alors sous ordonnance, au prix fort dans la pharmacie du supermarché le plus proche, un rayon de médicaments euthanasiques dont la publicité aura préalablement vanté les mérites. Demain au Japon, après-demain chez nous!

«Veillez donc, car le temps viendra – il s’approche – où vous connaîtrez tous le jour et l’heure! Ce ne sera plus un choix personnel légitime mais un fait économique perfidement imposé à la conscience par une logique déshumanisée...» (Vous ne connaîtrez ni le jour ni l’heure, p. 144)".

* Taro Aso a maintenant 82 ans, et il est toujours bien vivant. Depuis l'année dernière, il exerce les fonctions de vice-président du parti libéral-démocrate japonais.

 

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Commentaires

  • "Et quand les assurances refuseront de prendre en charge, comme certaines commencent à le faire, des médicaments trop coûteux en fin de vie". Ce ne sont pas seulement les assurances, mais de jeunes médecins qui se rendent compte de l'aberration de leurs pratiques à l'hôpital en particulier. J'ai entendu Sophie Peeters, patronne de l'oncologie au CHUV et grande ponte du socialisme vaudois, déclarer à la radio qu'un médecin ne doit jamais s'intéresser au prix de ses traitements, ni à l'origine des patients. Cette vision scandaleuse doit absolument être dénoncée et combattue. Cela n'a aucun sens. Nous allons tous mourir, nous le savons, et prolonger de quelques mois au prix de dizaines de millions de francs notre petite vie est du domaine non seulement de l'hubris, mais de la bêtise pure et simple. Mais cela rapporte gros à certaines institutions et à certains médecins. Cela devait être dit.

  • Le cas de Taro Aso est bien différent de la configuration du suicide assisté admise en Suisse. Aso demandait d'être euthanasié par autrui.
    Qui aurait envie de jouer le rôle de celui qui administre activement l'euthanasie ? Pas grand monde, je crois.

    Vous avez envisagé la fin de vie non-naturelle sous de multiples angles et êtes arrivé à la conclusion que le choix individuel libre est la meilleure des solutions. Ainsi, tous les aspects redoutables de la fin de vie abrégée sont moins pertinents que le principe du droit de disposer de son corps librement.
    Je partage ce point de vue.

    Votre long texte permet de réfléchir à toute la complexité du sujet. Comment pourrait-il être simple d'envisager sa fin de vie?
    P.ex. rédiger ses directives anticipées oblige à imaginer des situations très concrètes et c'est tout de suite déroutant.
    Avoir le choix implique qu'on a aussi une responsabilité, surtout si on a de la famille et des enfants.

    J'ai accompagné mes vieux parents jusqu'au bout. L'un a décidé de renoncer à ce qui est appelé l'acharnement thérapeutique et il est mort en paix. L'autre a eu une vie prolongée à l'aide de tout un dispositif médical et a vécu des années dans une sorte de démence progressive et triste. Triste surtout pour elle.
    Les exemples concrets de nos proches sont probablement ce qui pèse le plus dans nos choix personnels.

  • Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, Monsieur Béguin ! Ce n'est pas aux humains de décider de la fin d'une vie dont ils ne sont pas propriétaires, Et attention aux dérives que cela à coup sûr engendreraient. Nous risquons d'arriver à une société eugénique où les vieux seraient jetés à la poubelle. Sans prétendre porter un jugement sur la décision de vos parents, je prétends à mon humble avis que le suicide, qu'il soit assisté ou non, c'est dérober ce que Dame Nature nous a donné. En d'autres terme le suicide peut s'assimiler à une pollution menant à la fin de l'humanité. Polluer, sous-entend ne pas se soucier de ce que la nature a engendré. Alors, continuons de vivre, et ne nous égarons pas dans des jugements qui nous dépassent. Par ailleurs, il existe des médicaments qui allègent la souffrance tout en ayant comme effets secondaires d'abréger la vie. Et ces médicaments, c'est la nature qui nous les a fourni. A force d'aller à son encontre, l'humanité scie la branche sur laquelle elle est assise, car à force de tout miser sur les gens jeunes et en bonne santé, on se déracine de cette vie que nul n'appréhende encore. Le jour où le cerveau de l'homme sera assez développé pour saisir le but de la vie sur terre, la possibilité de se la ôter pourrait être envisagée. Paroles d'un athée ! Si le temps me le permet je développerais encore plus ma pensée sur ce sujet. Mais avec la fermeture des blogs envisagé par Tamedia d'ci la fin de l'année, je ne crois pas que je pourrais y arriver.

  • M. Frenkel,
    Notre seul point d’achoppement, mais pas le moindre, réside dans le fait que votre position est hégémonique, contrairement à la mienne. Prétendre que «ce n’est pas aux humains de décider de la fin d’une vie dont ils ne sont pas propriétaires» n’est qu’un postulat, parfaitement admissible et respectable certes, mais en aucun cas une vérité absolue, comme tout ce qui est décrété par les hommes, d’ailleurs.
    Pour cette raison, je ne cherche nullement à vous contredire, mais à souligner les limites de votre position, qu’en aucun cas vous ne pouvez étendre à ceux qui se sentent, tout aussi légitimement et respectueusement que vous, propriétaires de leur existence. Comme je l’ai écrit: «aux limites de l’existence, aux territoires de l’extrême solitude, personne ne peut rien imposer à personne». Je ne vous impose rien, mais ne m’imposez rien. Je ne verrais d’ailleurs pas au nom de quoi vous pourriez asseoir votre absolutisme, si ce n’est au nom d’une croyance. Or, vous ajoutez dans votre commentaire: «Paroles d’athée!». Là, j’avoue ne plus vous suivre. Quelle valeur peut bien fonder votre vision absolutiste? Si ce n’est que votre point de vue, admettez que sa légitimité s’arrête à votre humble personne. Quoi qu’il en soit, le jour où le choix ontologique de nos croyances, ou même le choix de croire ou de ne pas croire, nous sera retiré, les Mollahs auront pris le pouvoir en Helvétie. Ce que ni vous ni moi ne souhaitons.
    Au reste, je veux croire en la cohérence de votre position: si vous admettez que personne n’est propriétaire de sa vie, alors vous vous opposez tout aussi fermement à l’avortement, aux femmes qui prétendre que leur corps leur appartient, aux interventions médicales visant à prolonger une vie, voire à la sauver, à toute forme de médications qui viendrait interférer dans le fonctionnement d’un corps qui ne nous appartient pas, à toute forme de vaccins, et j’en passe (je vous laisse imaginer l’étirement d’une telle liste). Et sur aucun de ces engagements, je ne vous contredirai: c’est votre choix, et votre droit le plus strict.
    Je respecte donc en tout point votre position, je ne cherche nullement à l’influencer le moins du monde. Je vous demande simplement de permettre à la mienne d’exister.

  • Merci Monsieur Béguin pour vos explications. Laissez-moi toutefois préciser ce qui suit :
    Ne confondons pas dépossession et prolongation. L’action de déposséder est un acte défavorable, l’action de prolonger est un acte favorable. Par ailleurs, le corps nous appartient, mais non la vie qui l’anime. Je suis contre l’avortement jusqu’au quatrième mois où le fœtus pourrait vivre hors du ventre de la mère. Toutefois, si le fœtus mettait la vie de la maman en danger, je suis pour l’avortement, car la vie de la femme enceinte vaut autant que celle de l’enfant à naître. Bon dimanche.

  • Frenkel@ "l’action de prolonger est un acte favorable." Vous penserez bien à cette phrase que vous avez écrite le jour où vous serez à l'agonie dans un centre de soins palliatifs...
    De plus, vous avez écrit : "Par ailleurs, il existe des médicaments qui allègent la souffrance tout en ayant comme effets secondaires d'abréger la vie. Et ces médicaments, c'est la nature qui nous les a fourni."
    Ah oui ? La benzodiazépine ? Et si ces médicaments ont pour effet d'abréger la vie, pourquoi ne pas prendre la dose en une seule fois, avec ce bon vieux pento-barbital de sodium ?
    Vous pataugez dans les contradictions...

  • Géo "Vous penserez bien à cette phrase que vous avez écrite le jour où vous serez à l'agonie dans un centre de soins palliatifs..." Cette phrase est non seulement discourtoise, mais aussi malveillante, mais aussi complètement à côté. Quand on est à l'agonie, sûr de passer à trépas, je l'ai dis, il faut calmer les souffrances. Abrégez la vie n'est pas le rôle du médecin, lié par le serment d'Hippocrate. Par ailleurs, ne confondons pas les effets secondaires pouvant entraîner la mort avec l'acte délibérer de mettre fin de manière certaine à la vie. Si Dame Nature nous l'a accordée, la souffrance résultant d'une maladie n'est pas l’œuvre de celle-ci, mais résulte d'une bagarre micro-organismes.

  • "Abrégez la vie n'est pas le rôle du médecin, lié par le serment d'Hippocrate."
    Dans votre texte, la faute d'orthographe mise à part, c'est la seule phrase avec laquelle on peut être d'accord. On peut toutefois se poser des questions sur le respect du serment d'Hippocrate par la médecine actuelle. A mon avis, il y a acharnement thérapeutique à l'égard des personnes en fin de vie surtout pour des raisons de gains personnels, et aussi pour se faire la main en chirurgie et autres joyeusetés. Ben oui, les opérations compliquées demandent de l'exercice et il faut bien des cobayes, non ?
    Quant au reste : "Cette phrase est non seulement discourtoise, mais aussi malveillante, mais aussi complètement à côté. " On aimerait voir vos arguments. Mon assertion n'est ni discourtoise - la vôtre étant complétement aberrante
    ("l’action de prolonger est un acte favorable." ) pour la plupart des gens en fin de vie - ni malveillante, ni à côté. Contrairement à vos accusations. Si vous ne voulez pas des services d'Exit, c'est votre problème. Mais vous n'avez aucun droit ni moral ni juridique de critiquer ceux qui veulent se garder cette porte de sortie, en cas de nécessité. Quant à votre Dame Nature, mettez-vous bien en tête qu'elle n'est ni bonne ni mauvaise. Elle est totalement indifférente. Et elle n'a rien à faire ici. Cela fait des années qu'il n'y a pratiquement plus de morts naturelles en Suisse...

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